La qualité d’une visioconférence est également tributaire des caractéristiques du réseau informatique local. Sur un réseau de type Ethernet, les débits sont élevés, dans la majorité des cas 100 Mb/s (les réseaux à 10 Mb/s sont à éviter). Même si la bande passante disponible est à partager entre tous les utilisateurs du réseau (c’est avant tout un réseau informatique), elle est généralement suffisante pour assurer le transit des données nécessaires à une visioconférence. Les réseaux Ethernet commutés sont préférables à des réseaux partagés, car ils offrent de meilleures performances en terme d’utilisation de la bande passante. En scrutant l’adresse du destinataire dans chaque paquet IP, le switch ou commutateur n’aiguille le paquet que vers la sortie correspondant à la seule machine destinatrice, par opposition au HUB avec lequel un message émis par une machine est « visible » par l’ensemble des machines, même s’il ne peut être exploité que par celle qui est destinataire. Le switch est un aiguillage automatique, le hub une prise multiple !
La fluidité dans le réseau pourra être également améliorée par la présence d’un équipement particulier, le GateKeeper. Ce dispositif spécifique pour la visioconférence (mais facultatif) a principalement un rôle d’annuaire, mais il peut également participer à la gestion des flux en régulant le trafic supplémentaire généré par la séance de visioconférence : il pourra par exemple interdire à un interlocuteur de participer à une session si le trafic généré risque de saturer le réseau. Ce point sera abordé dans un prochain paragraphe.
Dans un établissement scolaire câblé, en s’appuyant sur un réseau qui est généralement largement déployé dans la quasi totalité des salles, il est possible de réaliser facilement et rapidement une session de visioconférence en tout lieu, puisqu’il suffit simplement de disposer d’un prise « réseau » à proximité pour y connecter un équipement, qu’il soit individuel ou destiné à un usage collectif. Cette souplesse d’utilisation n’est pas possible avec le RNIS, les lignes n’étant généralement déployées que dans quelques salles spécifiques. A ces facilités, s’ajoutent des avantages économiques : pas de coût de communication, pas d’abonnement spécifique, si ce n’est celui de la connexion à haut débit à Internet, mais déjà comptabilisé par ailleurs car indispensable.
[1] La technologie DSL (Digital Subscriber Line) est une grande famille de normes. L’ADSL (Asymmetric Digital Subscriber Line), asymétrique comme son nom l’indique, est l’un de ses éléments. Des versions symétriques existent aussi.