Ici, il ne s’agit plus de présenter simplement un document informatique, mais de réaliser avec les interlocuteurs distants un véritable travail interactif sur une application commune. Ce travail nécessite la connexion d’un micro-ordinateur sur chacun des sites participants. La norme T120 est la norme de partage d’applications informatiques. Elle n’est pas spécialement dédiée à la visioconférence et fonctionne sur différents types de réseaux. C’est aussi une norme « container » car elle englobe bon nombre de protocoles spécifiques (T123, T124, T125...).
Pour réaliser le partage de documents, la grande majorité des dispositifs de visioconférence s’appuient sur le logiciel NetMeeting développé par Microsoft. C’est un logiciel déjà ancien mais qui présente l’avantage d’être disponible sur la plupart des micro-ordinateurs car intégré aux systèmes d’exploitation Windows (on évoque cependant sa probable disparition dans les versions futures). NetMeeting est un véritable outil de communication, permettant des échanges audio, vidéo ou textuels, et qui propose des fonctionnalités de type tableau blanc, partage d’application, transfert de fichiers... Seules ces trois dernières fonctions sont utilisées par les équipements de visioconférence. La fonction tableau blanc fait référence à un espace commun, visible par tous, sur lesquels les différents interlocuteurs peuvent simultanément intervenir : écrire, dessiner, coller un texte ou un tableau... Le partage d’application permet un travail collectif sur un même document (traitement de texte, tableur ou autre). Ce dernier reste hébergé sur le micro-ordinateur de son propriétaire, mais il est visible et peut être modifié à distance (si autorisation et après validation) par tous les intervenants. La fonction transfert de fichiers réalise la copie de tout document en direction des sites distants.
La mise en oeuvre d’un travail collaboratif dans le cadre d’une session de visioconférence nécessite que tous les sites soient équipés d’un micro-ordinateur sur lequel NetMeeting est actif. La liaison entre le micro-ordinateur et la console de visioconférence est établie, soit par l’intermédiaire d’une liaison IP (connexion directe ou à travers le réseau), soit via une liaison série de type RS 232 (du nom de la norme à laquelle elle fait référence). Alors même que le travail collaboratif est directement réalisé sur les micro-ordinateurs, la transmission est par contre effectuée par les équipements de visioconférence eux mêmes, en parallèle avec les signaux audio, vidéo, de contrôle... propres à la session. Cette transmission s’appuie sur le protocole TCP, car il est nécessaire de conserver l’intégrité des documents transmis (les paquets perdus doivent être ré-émis).

Dispositif indépendant des systèmes de visioconférence, un tableau blanc interactif est un équipement spécifique de visualisation destiné à une utilisation collective. Interconnecté à un micro-ordinateur et à un vidéo projecteur, il permet non seulement la projection du contenu de l’écran informatique (quel qu’en soit le contenu), mais offre également (en sur-impression sur le document projeté ou sur une surface blanche mais dans les deux cas à la manière d’un tableau classique) des fonctions d’écriture, de dessin, d’annotation, de surlignage... La spécificité de cet équipement est de permettre la sauvegarde de tous les travaux qui y sont réalisés et d’assurer le pilotage à distance du micro-ordinateur.
Ces dispositifs ont été conçus pour une utilisation en local dans une salle de formation, mais ils peuvent être également couplés à des équipements de visioconférence. L’ensemble des opérations réalisées sur la tableau sont alors totalement visualisables par l’ensemble des interlocuteurs distants.
Une Web conférence est une réunion virtuelle établie via Internet (ou via un réseau IP) entre différents interlocuteurs situés sur des zones géographiques distantes. Ces dispositifs ne sont conçus que pour des utilisations individuelles à partir d’un micro-ordinateur et offrent généralement des fonctionnalités de messagerie, de communications interactives instantanées (chat...), de présentation de documents, de navigation sur le Web, de tableau blanc... Les documents à présenter doivent avoir été placés sur un serveur spécifique qui pourra être éventuellement hébergé par une société tierce, et auquel tous les participants pourront facilement se connecter (par exemple, à l’aide d’un simple navigateur).
L’initiateur de la session conserve la gestion de l’organisation (invitation, définition des mots de passe) et la maîtrise du déroulement de la réunion (diffusion d’un document, suivi des interventions...). Différentes fonctionnalités supplémentaires peuvent être proposées : prise de contrôle à distance, enregistrement de la session...
Ces dispositifs ont été conçus indépendamment de tout système de visioconférence et n’incluent d’ailleurs pas nécessairement des outils vidéo ou audio. Ils peuvent cependant intégrer une liaison audio entre les participants, soit directement via les outils disponibles sur le poste informatique, soit par l’intermédiaire d’une communication téléphonique classique établie par ailleurs. D’autres peuvent également offrir la retransmission de l’image vidéo de la personne qui a la parole.
Ces dispositifs peuvent venir en complément à des solutions complètes de visioconférences qui apporteront alors des liaisons audios et vidéo de bien meilleure qualité.